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L’agriculture africaine est pourtant cruciale. 60 % de la population du continent vit dans les zones rurales et compte essentiellement sur les denrées agricoles comme moyen d’existence, rappelle la Banque africaine de développement dans un rapport publié en août 2016. L’Afrique, qui représentait 17 % de la population mondiale en 2010, en comptera un quart en 2050, et plus d’un tiers à la fin du siècle. Comment nourrir les deux à trois milliards d’habitants que comptera le continent dans trente-cinq ans avec des terres fragilisées ?

Car si les pays africains ne sont responsables que de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, ils sont les plus touchés par les conséquences du réchauffement climatique. Leurs sols sont affectés par l’érosion, l’augmentation des températures et la sécheresse, tous les « phénomènes qui perturbent la quantité d’eau disponible pour les cultures, le bétail, les forêts et la pêche », selon les mots de Maria Helena Semedo, directrice générale adjointe de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Or, l’agriculture est à la fois problème et solution face au changement climatique. Alors qu’elle représente un quart des émissions mondiales de gaz à effet de serre, les sols agricoles, comme les océans et les forêts, stockent le carbone, limitant donc le réchauffement.

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