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« Le meilleur moyen de gagner de l’argent, c’est de ne pas penser à l’argent », aime répéter Ilkka Paananen (Photo), le créateur du studio d’édition de jeux Supercell. En à peine 6 ans, sa startup s’est hissé au rang des plus gros éditeurs du monde des jeux vidéo avec des jeux comme Clash of Clans, Battle Buddies, Hay Day, Boom Beach et le dernier né Clash Royale, qui lui confère désormais une plus grande dimension. Quelle est donc le secret de ce succès ?

Le plus important pour réussir dans le business du jeu vidéo, c’est le fun. “Les compagnies qui pensent d’abord à l’argent finissent par échouer”, expliquait Ilkka Paananen à Forbes en 2013. Et pourtant, ce n’est pas la finance dans lequel ce Finlandais de 38 ans travaillait qui lui a rapporté ses milliards de Dollars. Ce sont les jeux vidéo qu’il a embrassé dans les années 2000 qui lui rapportent le plus de sous à lui et à sa compagnie.
Chaque employé génère en moyenne 11,7 millions d’euros

En 2015, Supercell a réalisé plus de 2,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires, contre 672 millions en 2013. Pour un colossal bénéfice opérationnel de 845 millions d’euros. Il faut noter que la société ne compte que 180 employés. Chacun d’entre eux génère donc en moyenne 11,7 millions d’euros, 6 fois plus que les employés d’Apple! Des chiffres à peine croyables d’autant plus que les jeux de Supercell sont gratuits et ne sont pas non plus surchargés de disgracieux bandeaux publicitaires. Comment la startup arrive alors à générer des bénéfices?
Le Freemium, une approche gagnante

Pour rentabiliser ses jeux, Supercell vend de l’argent virtuel qui permet aux joueurs d’acheter des compétences ou de nouveaux personnages dans le jeu. Supercell utilise là comme modèle économique : le “freemium”. Vous ne pouvez pas ouvrir ce coffre rempli d’armes puissantes? Pas de problème, un “petit” versement de 5 ou 10 euros vous permettra d’obtenir ce précieux sésame. Clash of Clans, le jeu star de l’éditeur finlandais, engrange ainsi près de 1,6 million de dollars par jour avec ces petits achats. À titre de comparaison, Candy Crush Saga, c’est “seulement” 900.000 dollars par jour. En juin 2016, Tencent annonce l’acquisition de la participation de SoftBank de 73,2 % dans Supercell pour 6,6 milliards de dollars.

D’autres studios de jeux gratuits sur mobile comme Kings, concepteurs de Candy Crush Saga ou encore Rovio, concepteurs de Angry Birds ont connus aussi du succès grâce à la méthode de “freemium”. Les studios africains surtout ceux localisés au Nigéria s’inspirent de cette méthode, en l’adaptant bien-sûr aux spécificités africaines. Selon Forbes, en Afrique l’industrie du jeu pour smartphone progresse de 29% par an, et devrait générer un chiffre d’affaires de 260 millions d’euros en 2017. Le secteur bénéficie de la vulgarisation de l’usage des smartphone sur le continent. Le parc africain de smartphones atteindra 350 à 400 millions d’unités d’ici 2018.
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